ITW Métier – Raphaëlle Douchet – Monteuse

– Raphaëlle, est-ce que tu peux nous décrire ton parcours en quelques lignes ?

Après avoir obtenu mon diplôme de monteuse à 3is, je me suis très vite retrouvée dans le bain des documentaires, de l’institutionnel et de la télévision. Alternant entre des postes d’assistante et de monteuse, j’ai eu la chance de travailler sur divers projets comme une série documentaire sur l’histoire du train, des sujets sur l’e-sport, des quotidiennes de témoignages comme « Toute une histoire » ou  » C’est mon choix« . Le tout saupoudré de façon sporadique par des nombreux sujets institutionnels notamment pour la MGEN ou Altran. Actuellement je travaille sur « Bienvenue chez nous« .

– Qu’est-ce qui t’intéresse le plus dans le montage d’émissions quotidiennes ?

Ce qui intéressant dans les émissions quotidiennes, c’est de pouvoir répéter des thèmes tout en se renouvelant à chaque fois. La première phase est d’arriver à roder un montage fluide et équilibré. Après, dans un second temps, on est amené à se creuser les méninges pour trouver de nouvelles articulations tout en conservant la structure mère du projet.

– Qu’est-ce qui fait un bon montage de film institutionnel selon toi ?

Un bon montage institutionnel est un montage où l’on ne ressent pas le coté institutionnel justement. Il faut parvenir à casser cette barrière « amateur » ou qui ne fait pas télévision. Souvent les intervenants des vidéos sont des employés. Ils ne sont pas rassurés et ça se ressent tout de suite dans la vidéo. Ajouter de l’habillage, créé grâce à des logiciels comme photoshop ou after, peut par exemple être un premier pas vers quelque chose de plus fluide à regarder.

– Quelles sont, à ton avis, les erreurs à éviter, ou les faits à ne pas oublier lors d’un tournage, pour faire un bon montage de film instit ?

Faire participer des employés qui ne sont pas ceux qu’on appelle « des bons clients ». (ils ne sont pas de bons orateurs). Le choix du lieu de tournage est important aussi que ce soit pour le décor (éviter un bureau vide avec des cartons ou un mur blanc) ou pour le son par exemple (un évènement avec une foule qui fait énormément de bruit). Il faut savoir condenser son propos. Le préparer en amont pour ne pas avoir un texte lu qui serait indigeste à regarder.

Au final un bon film institutionnel doit être percutant, avoir un discours qui va à l’essentiel et surtout être pensé en fonction du public visé.

– Une anecdote concernant un de tes montages ?

Il faut savoir anticiper à tout moment. Je me rappelle d’un projet où le client voulait un plan avec un téléphone. On devait lire des sms qui arrivaient un à un. Seul problème : le client a décidé de changer le contenu des textes au dernier moment. Or nous avions un délai très serré et pas assez de temps pour pouvoir tout incruster image par image. Après discussion nous avons trouvé une solution et la vidéo a été livrée dans les temps avec un client satisfait. Chaque vidéo est unique et on est amené à se renouveler à chaque fois. C’est ça que j’aime dans ce métier.

– Des projets à venir ?

Je suis toujours en quête de nouveaux projets. Mon prochain objectif serait de faire une émission sur de l’e-sport. Tout vient à point qui sait attendre.

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